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VOUS AVEZ DIT:"LECTURE"? |
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Vous avez dit « LECTURE »? est un ouvrage simple, concret, pratique, accessible à tous. Son auteur Catherine Thomas-Toste est orthophoniste depuis 34 ans. Elle a travaillé en IME (élèves en grande difficulté) et en classe d’intégration (enfants trisomiques). Dans sa longue pratique en libéral, elle rencontre une large population d’enfants en échec scolaire, dont ceux appelés « intellectuellement précoces », d’autres, nombreux, dits « dyslexiques ». - Au travers d’exemples pris au cœur de son exercice, elle analyse les erreurs et les comportements, en donne son explication. - Elle indique les « préalables » nécessaires à toute possibilité d’apprentissage de la lecture. - Elle initie à la phonétique qui facilite très grandement, selon elle, l’accès à la lecture et surtout à l'écrit. - Enfin, elle propose une METHODE PREVENTIVE ET CURATIVE. - Elle termine son étude en faisant part de quelques témoignages, ose exprimer ses regrets et souhaits quant à l'éducation nationale. Un ministre trouve dans cet ouvrage « beaucoup d’idées simples et de bon sens » qui lui « paraissent répondre aux besoins des enfants ». Un chargé de mission de l’éducation nationale parle d’un livre clair et passionnant : « il se lit comme un roman et c’est vraiment une qualité pour évoquer un sujet aussi pointu ». Un lecteur résume en ces termes, dans une revue : « c’est une réponse aux questions qui taraudent parents et enseignants du primaire ».
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Afin d’aider les parents à comprendre de quoi il s’agit dans la problèmatique ,« Méthode globale » (ou semi- globale) et « méthode syllabique », voici un extrait d’un courrier de juin 2006, venant de l’ association (loi 1901) : enseignement et liberté : siège 141, rue de Rennes 75006 Paris tél 01 45 49 05 95 www.enseignementliberte.org
Courrier de juin 2006 
Je partage pleinement ce résumé. Une partie de mon livre est consacrée à la démonstration concrète de ce qui vient d’être énoncé. Plutôt que de parler moi-même de « Vous avez dit : « Lecture » ? Je préfère donner la paroles à certains lecteurs, dont quelques parents, les premiers concernés.
Mon adhésion à l'association ne veut se porter que sur les idées concernant l'approche technique de l'enseignement de la lecture
En septembre 2006, Monsieur Gilles de Robien alors ministre de l’ éducation nationale m’écrivait :

En octobre, Madame le docteur g.Wettstein-Badour travaillant depuis longtemps sur le sujet et auteur de nombreux travaux me glissait quelques lignes :
« J’ai pu enfin lire votre ouvrage qui m’a beaucoup interressée car nous partageons, en effet, de nombreux points de vue concernant le problème de l’échec scolaire lié aux difficultés d’apprentissage de la langue écrite ».http://cerveau-et-lecture.blogspot.com |
Suite aux articles de presse parus dans ouest-France et Vendée matin (sept 2006) j’eus l’agréable surprise d’être contactée par le conseil général de Vendée 02 51 36 50 50 http://www.vendee.fr/conseil-general/

Dans le courrier des lecteurs de la NRH (n°28 janvier-février 2007) www.n-r-h.net Jean-claude D . Dorleans s’exprimait ainsi:
En janvier 2007, je prenais connaissance par le GRIP, de l’association Famille-école-éducation. Monsieur Sibieude, son président, m’invitait au colloque du 7 février à l’institut de France où je fus fort surprise de voir et d’ entendre des intervenants férus en la matière, remonter avec grandes compétences un courant contre lequel je me croyais seule à ramer. Je me heurtais, isolée dans mon cabinet à l’opinion majoritairement en place dans l’enseignement.
Monsieur Gilbert Castellanet co-fondateur de l’association m’envoyait personnellement sa critique de « Vous avez dit lecture ? »:
Madame, J’ai bien reçu votre ouvrage et l’ai lu attentivement . Avant d'en parler, je crois utile de préciser notre position. Notre association,Famille-école-éducation, présidée par Gilbert SIBIEUDE, est une association de parents (et donc de grands-parents).Elle compte dans ses sympathisants beaucoup d’enseignants,mais elle n’a pas vocation à exprimer leur point de vue. Elle évite d’attaquer les enseignants, même ceux avec lesquels elle est en désaccord sur le fond. Sa vocation est d’aider et d’informer les parents. Elle dispose de deux sites Internet, dont le plus connu est lire-ecrire(www.lire-ecrire.org) qui se consacre à l’enseignement primaire,et particulièrement à la lecture-ecriture. Notre association entretient d‘excellentes relations avec l’association GRIP(Groupe de Recherche Interdisciplinaire sur les Programmes) présidée par Jean-Pierre DEMAILLY. Le GRIP est pour l’essentiel une association d’enseignants qui se proposent de redéfinir les programmes du primaire et du secondaire en tenant compte des prolongements vers le supérieur. Parallèlement le GRIP a lancé une expérience de classes SLECC(Savoir Lire Ecrire Compter Calculer) particulièrement dans le primaire. www.slecc.fr Vous avez dit : « LECTURE » ? Votre ouvrage traite de deux questions connexes mais néanmoins différentes :d’une part l’explication et la critique du global, d’autre part l’approche méthodique et approfondie du code, c'est-à-dire des relations graphèmes-phonèmes,si l’on range les lettres dans les graphèmes. Les textes consacrés au global, y compris l’approche globale du syllabique,sont très clairs et les exemples et illustrations sont excellents. Ces explications sont très utiles dans les circonstances actuelles, où l’Education Nationale essaie de faire croire que les méthodes mixtes ont tous les avantages de l'alphabétique, où beaucoup d’instituteurs en sont convaincus, et où trop de parents ne sont pas suffisamment informés. La partie consacrée au code me semble remarquable par sa rigueur mais je ne suis pas assez compétent pour en juger dans l’absolu. Sa diffusion a un intérêt évident pour faire comprendre aux parents et aux enseignants le principe de la méthode alphabétique phonétique. Pour les instituteurs, cela ne devrait pas poser de problème. Leur devoir professionnel exige qu’ils se tiennent au courant de tout ce qui touche à leur métier, qu’ils comparent, analysent et utilisent à bon escient tous les apports positifs. Association Famille - ecole- éducation site www.lire-ecrire.org
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En juillet 2007, le docteur Lucien Israël professeur emérite de cancérologie, membre de l’institut, et s’interressant de très près aux recherches sur l’apprentissage de la lecture me faisait l'honneur et la gentillesse de ce petit mot.

Le conseil général des Hautes Pyrénées diffusait un article en décembre 2007, sous l'impulsion de Monsieur Gérard TREMEGE.


Errata : auto-édition , cath.th.toste@orange.fr
Et puis il y a l'éducation nationale de terrain.
En son sein habitent les farouches défenseurs de la méthode globale, mais ... existent aussi... les "autres":
-ceux qui suivent le courant n'osant pas "dire" par crainte des réprimandes de l'inspection,
-ceux qui agissent "clandestinement" suivant une conviction fondée sur la réussite,
-et ... les nombreux enseignants débutants qui se disent eux-mêmes désarmés au sortir de l'IUFM ( à propos de l'enseignement de la lecture).
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En octobre 2006, un ami, ancien inspecteur d’académie m’envoyait une longue missive dont je vous livre quelques fragments :
Ma chère Catherine,
Je voudrais te dire tout le plaisir que j’ai eu à relire et au calme, ton livre. Il est d’une lecture aisée, parfaitement composé sans ce jargon psycho pédagogique qui me fatigue toujours. C’est un ouvrage qui sera très utile à ceux auxquels il est destiné. Il l’a été pour toi qui t’es libérée, en mettant noir sur blanc ce que tu avais sur le coeur, devant l’énorme gâchis et l'immobilisme des structures qui devraient promouvoir la lecture, « point de départ d’une vie scolaire et un des points de départ d’une vie ». C’est d’ailleurs ton implication personnelle qui fait la force de cet ouvrage, écrit par idéalisme. Bravo ! Je suis tellement d’accord avec ton constat sur les causes de cette catastrophe nationale que tu dénonces que le dire serait redondant. …/… Je crois, comme toi, qu’une des causes de la violence actuelle de notre société c’est l’échec dans l' apprentissage du « lire et écrire » et c’est l'échec le plus grave de l’école. Si l’on ne sait s'exprimer ni par la parole ni par l’écrit il ne reste que les poings pour communiquer et c’est la sauvagerie qui gagne. …/… …je te félicite d’avoir eu la volonté et le courage d'entreprendre ce travail et de l’éditer, sans doute à compte d'auteur. Oui « il suffit simplement de changer la façon d'apprendre ».Le problème, c’est le : « il suffit ! ».
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En novembre de cette même année, un chargé de mission encore en fonction déplorait les positions défendues par l’inspection académique. Je suis touchée par son avis courageux car ce fonctionnaire ose dire ce qu’il pense malgré sa présence encore sur le terrain :
…j’ai trouvé votre livre clair et passionnant (il se lit comme un roman et c’est vraiment une qualité pour évoquer un sujet aussi pointu)… |
Le 24 Novembre 2007 un inspecteur honoraire d’académie critiquait en ces mots :
Madame, Je réponds avec quelque retard à votre lettre du 08 novembre,pour vous dire que,sur le plan technique,je n’ai pas de remarque particulière à faire sur votre ouvrage,qui est bien conçu,bien structuré et bien argumenté .J’ai particulièrement apprécié ce que vous dites dans la rubrique « Illusion »(p.181.182) Je crois surtout qu’il faudrait assurer à votre ouvrage la plus grande diffusion possible. |
La suite de son courier montre l’intérêt assidu que porte cet inspecteur aux questions évoquées. Sa connaissance de travaux en cours, des initiatives récentes, sont le témoignage que tous, dans l'éducation nationale ne partagent pas les idées en vogue pour la méthode globale. Certains sont bien conscients qu’il faut inverser le courant, si l’on veut briser l’échec dont de nombreux enfants sont victimes.
Cet inspecteur m'apprenait, par le biais d'un article de valeurs actuelles, l'existence de L'I.L.F.M. (Institut Libre de Formation des Maîtres) fondé par Anne Coffinier. http://www.creer-son-ecole.com/index.php?page=17

Un an et demi après son existence : « Vous avez dit lecture ? » est toujours d’actualité. Un « intemporel » d’après une rédactrice.
En effet, à la rentrée de septembre 2006, rien n’avait changé en classe. Les enfants venaient en rééducation avec les mêmes problèmes que ceux évoqués dans l’ouvrage …. Les mères révoltées mais impuissantes amenaient toujours leur même désarroi .
D’après certains enseignants, les directives et contre-directives du ministre Mr De Robien alors en place, ont perturbé les parents .
A l’heure où j'écris(février 2008), si rien n’a beaucoup changé à l’école, si ce brouhaha de 2006, a embrouillé les parents dans un premier temps seulement, il a eu un énorme mérite :
-celui de les interroger,
-celui d’aiguiser leur désir de savoir
-celui d’oser se documenter pour pouvoir prévenir un éventuel échec de leur enfant
-celui d’oser faire autrement qu’à l’école (sans trop oser le dire)
Mais laissons les parler.
Une maman de Versailles 15 Oct 2007:
Mon fils est rentré au C.P. avec de solides bases acquises en maternelle et à la maison(par des exercices de lecture à partir de la méthode Boscher).Or,depuis un mois il travaille la lecture avec le livre « Ratus » et je constate qu’il ne progresse plus et même,maintenant, il se met à deviner les mots ou alors il propose plusieurs mots ressemblant à celui qui est écrit,jusqu’au succès . En fait il ne fait plus l’effort de déchiffrer méthodiquement comme il le faisait encore cet été lorsqu’il rencontrait un mot difficile ou un peu trop long. Pire ! il connaît les 10 premières pages de Ratus par cœur ! Cependant,la maîtresse de mon fils pratique(semble-t-il) une méthode mixte car les élèves possèdent un cahier de lecture ou sont collées des séries de syllabes qu’ils doivent réviser tos les soirs. Ce mélange des deux méthodes est-il profitable ? Je ne suis pas la seule à m’inquiéter, d’autres parents sont dans la même situation et s' interrogent mais nous sommes démunis ou plutôt perdus face,d’un côté,aux directives du ministre et de l’autre,à des habitudes pédagogiques auxquelles certains ne sont pas prêts à renoncer. En espérant trouver un soutien grâce à votre livre. Madame Formaux-Langevin |
Ce professeur de philosophie a certainement bien fait de se préoccuper de son fils, qui malgré de bonnes capacités je suppose et un environnement "privilégié", commençait pourtant sa marche vers l'échec. Trois mois plus tard, cette maman m'exprimait sa satisfaction.
Ce livre est né de centaines de constatations de parents, telles que celle décrite ci-dessus.
Objection de quelques instituteurs : "toutes les mères ne sont pas professeur de philosophie "! Effectivement... le témoignage suivant infirme le sous-entendu de cette remarque . Bon sens, volonté d'aide et méthode adaptée ne demandent pas d'attributs universitaires particuliers.
Madame H -R ,12 Novembre 2007 :
Chère Madame, …/… J’avais lu l’annonce de votre livre dans la revue des auteurs indépendants et c’est ainsi que je l'avais demandé. Avec mon mari nous avons trouvé votre livre très précieux pour enseigner la lecture à des analphabètes.Il est astucieusement combiné et très parlant pour des gens simples n’ayant que peu de contacts avec les lettres,et il est colorié. …/… Je suis sûre personnellement que votre livre gagnerait à être connu .Mais je ne sais pas du tout comment le faire connaître. |
Des parents de Vendée ,le 19 novembre 2007:
Madame,
Suite à votre courrier, je vous signale que je n’ai pas de choses négatives à vous écrire .Ce livre m’a aidé à apprendre à lire à ma fille ; des choses simples et de base y sont indiquées (reconnaître main gauche- main droit puis lecture de la gauche vers la droite).Ce sont des techniques simples mais que l’on ne pense pas forcément à dire à nos enfants. Je me suis retrouvée dans la méthode syllabique beaucoup plus que dans le parcours du CP de ma fille. Votre manière de décomposer les mots afin de les lire est accessible à l’enfant, ma fille a évolué grâce à cela dans la lecture et a très vite été heureuse de pouvoir me lire des mots puis des phrases puis des textes. Votre livre a conforté ma position au sujet du débat méthode syllabique-méthode globale. On ne peut pas apprendre à lire à un enfant en lui faisant « assimiler » du par cœur mais seulement en lui apprenant à décomposer et en lui indiquant la prononciation des lettres.(Votre façon d’indiquer comment prononcer est aussi très intéressante). Je suis désolée de vous indiquer uniquement des choses positives mais votre livre est très bien structuré. J’espère que beaucoup d’autres mamans choisiront cette méthode car pour moi c’est de loin la meilleure. Je trouve tout de même dommage que ce soient les orthophonistes qui montrent à nos enfants le chemin de la lecture plutôt que leurs instituteurs. Merci pour ce livre qui a beaucoup appris à ma fille et qui servira , j’espère à ma deuxième. D et B
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Je trouve moi aussi dommage que les orthophonistes soient si souvent sollicités (au sujet des problèmes scolaires).
Mr PH.G de l'.Herault , 10 décembre 2007:
Madame, Notre fille…née le…est actuellement en CP. Au cours de sa quatrième année de maternelle (sept 06 à juin 07),nous avons acheté votre livre : « vous avez dit lecture ? »Nous souhaitions anticiper et éviter les difficultés auxquelles notre fille risquait d’être confrontée pour l'apprentissage de la lecture-écriture en CP, sachant qu’à l’issue de ses années de maternelle elle n'avait quasiment encore aucune notion(elle connaissait l’alphabet et savait écrire les lettres, pour l'essentiel). Donc,au cours d’une partie de sa dernière année de maternelle nous l’avons régulièrement fait travailler sur votre livre(à raison d’environ une ou deux fois par semaine, avec des séances d’environ ½ heure,le W.E. en particulier). Au point d’atteindre le début de la dernière partie de votre méthode, intitulée : groupes vocaliques plus complexes. Nous étions vers la fin mai 2007 et nous avons décidé d’arrêter cet apprentissage pour éviter à notre fille de prendre trop d’avance et de risquer de s’ennuyer en CP. Même s’il a fallu parfois pousser M... pour avancer dans cet apprentissage, elle était contente de constater ses progrès. Avec votre méthode, une fois qu’elle a eu compris le mécanisme de la lecture (soit après quelques leçons)M…a, en effet progressé très rapidement .Votre méthode est progressive et logique, ce qui permet à l’enfant de découvrir et de saisir les rouages de la lecture-écriture. Actuellement en CP, elle n’a aucune difficulté en lecture-écriture, bien au contraire. Elle fait ses devoirs à la maison (courtes dictées, lecture) avec beaucoup de facilité,ce qui,semble-t-il, n’est pas le cas de l'ensemble des élèves de sa classe. L’utilisation de votre livre n’y est sans doute pas pour rien. » PH .G
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Avant de conclure
Lors d’un entretien téléphonique récent (fév08), Madame Françoise Candelier, enseignante adhérant au SLECC, me pointait du doigt l’importance de la maternelle avant d’insister sur les enjeux du CP. Je partage son avis.
L’ouvrage :Vous avez dit « lecture » ? traite, je le précise ici,des pré-requis nécessaires à la lecture (travail de grande section en général ).
Madame Candelier me disait à peu près en ces termes :
« Vous avez dit :lecture ? » est un ouvrage que je pourrais qualifier de travail artisanal, travail fait à la force du poignet, à longueur d’expérience. L’on y sent le temps de la réflexion,de la lente maturation. Cette analyse intéressante confirme encore une fois les dégâts constatés dans une scolarité quand celle-ci n’a pas pris un bon départ. Ce constat se rajoute malheureusement à beaucoup d’autres.
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Son expérience conforte mon opinion quant à une partie du rapport Bentolila concernant le vocabulaire à faire acquérir en maternelle, ce à des fins d’égalité des chances…pour l’apprentissage de la lecture . Vouloir étoffer le langage des enfants est en soi une très bonne chose mais DIRE que la richesse du vocabulaire est un élément nécessaire à l’acquisition de la lecture est, à mon sens un leurre(ou de la démagogie ?)
C’est prendre l’affaire dans le mauvais sens.
Au contraire, c’est l’accession facilitée à la lecture, par une méthode simple c'est à dire alphabétique ,qui donnera la clé ouvrant la porte d’un monde où TOUS les mots pourront être décodés puis expliqués. Là est le véritable accès à un vocabulaire presque illimité.
C’est le code ,par lequel nous passons tous ,qui nous permet de tout déchiffrer et ainsi d’enrichir sans cesse notre vocabulaire.
La « mémorisation »de mots donnés (dans une approche globale) est forcément limitant.
De plus, lorsque l’on donne, en maternelle, un bagage de mots par écrit( !) à un enfant qui ne sait pas lire, lorsqu’on l’invite à reconnaître ces mots par des longueurs ou des formes, on le conditionne DEJA, AVANT LE CP à une démarche globale ,selon une photographie.
En revanche, introduire dans le langage ORAL de l’enfant de maternelle, des mots nouveaux par le biais d’images,d’histoires,de vécus,d’échanges, PUIS lui dire que ce langage oral a une transcription écrite, régie par un code qu’il conviendra de comprendre ultérieurement est une tout autre démarche. Elle prépare l’enfant à vouloir posséder cette clé qui lui permettra de DIRE ce qu’il voit ECRIT(=lire)et d’écrire ce qu’il entend ou veut dire (=transcrire).Petit détail d’importance :réciter l’alphabet fait partie des acquis souhaités mais cette connaissance n’a strictement rien à voir avec la lecture .C’est la conscience progressive q’un son entendu possède un signe écrit lui correspondant, qui est le premier pas vers la lecture.
En CP, un éventuel refus de l’enfant d’utiliser ce code relèvera de compétences autres que celles de l’école (orthophonie par exemple) et dépasse ici le propos de ce livre.
Le véritable rôle de l’école, si elle veut rester fidèle à son souhait « les mêmes chances pour tous »,est de donner ce même code à tous.
Réflexions annexes
Si, au nom de l’égalité, l’école se doit d’offrir à tous les enfants les mêmes cadeaux pédagogiques, il est regrettable qu’elle attende parfois l’homogénéité voire l’uniformité. L’uniformité est la mort de " l’individu ",de l’unicité.
Il est courant de parler de réussite scolaire en ces termes : « l’enfant d’un milieu favorisé socialement aura toutes ses chances, celui d’un milieu plus pauvre aura peu de chances ». Cette généralisation est à mon avis trop vite affirmée et est loin d’être un absolu.
Les cas d’enfants de familles modestes financièrement, pauvres culturellement(critères bien difficiles à définir !) dont la « brillance » des études n’a d’égal que la volonté de compenser des manques ou le désir d’honorer les siens,ne sont pas isolés.
Qui ne connaît pas ,à l’opposé,des enfants de « nantis »(culture à portée de main :bibliothèque familiale,voyages,spectacles,expositions), qui « se la coulent bien douce ». Sans en avoir une réelle conscience, ils se vivent pourtant comme des privilégiés à vie, persuadés que tout leur sera toujours servi comme à la maison .Ils ne sont pas exclus de l’échec, loin de là.
Et…que dire d’enfants d’une même famille ?...même bain de culture, même environnement etc. L’un a parfois beaucoup d’avance…l’autre refuse toute instruction scolaire…
S’il convient d’accepter que le milieu est un facteur influent sur toute vie scolaire et sociale, L’INDIVIDU possède néanmoins les réels éléments déterminant sa propre vie .Les profondes et solides ressources sont dans l’individu lui-même ,au-delà même de ce qu’il a reçu. Là sont le mystère et la force de chacun.
Ainsi que dit TIM GUENARD, exemple patent d’une enfance cassée : « …ne pas reproduire mais innover... ».
Conclusion
Revenons à notre concret.
Si des difficultés en lecture peuvent être engendrées par bien autre chose que par une pédagogie inadaptée,ce livre là est destiné à ceux, très nombreux ,dont la souffrance n’est autre que la méthode employée.
Il a pour but :
-de donner un peu de savoir (technique) d’orthophonie aux maîtres éventuellement preneurs et aux parents souvent demandeurs, afin qu’ils puissent agir en amont de l’échec .
-Cet objectif une fois atteint( ?!),le désengorgement des cabinets d’orthophonie ouvrirait la porte aux réels patients :enfants au langage difficile, aphasiques,bègues, traumatisés crâniens, dyslexiques, dysorthographiques etc. relevant spécifiquement de soins orthophoniques.
L’ORTHOPHONIE N’EST PAS UNE BRANCHE DE
L’EDUCATION NATIONALE,
ELLE EST UNE PROFESSION DE SANTE.
En ce jour du 20 02 08 Monsieur Xavier Darcos, ministre de l’E.N. annonce le retour aux « fondamentaux ».
L’action de maintes associations auprès du gouvernement atteindrait-elle enfin son but après de si nombreuses années de démarches ? Bonne nouvelle.
MAIS…dans ce rapport, point n’est question de méthode de lecture :les maîtres restent libres. Libres donc de continuer la méthode semi globale et tout ce qu’elle engendre. Avant la grammaire il y a pourtant LA LECTURE.
Certaines choses ,donc , semblent bouger grâce à tous ceux qui « harcèlent » le ministère, mais puisque sur les méthodes de lecture (cime dont tout découle,)rien n’est dit: notre travail visant la disparition des méthodes avérées néfastes doit alors se poursuivre .

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